Le Sénat de la République démocratique du Congo tiendra ce lundi 1er décembre 2025 un débat général consacré au projet de loi portant reddition des comptes de l’exercice 2024. L’annonce a été faite dans un communiqué transmis dimanche à l’ACP et signé par la rapporteure de la Chambre haute, la sénatrice NefertitiNgudianza.
Selon le document, l’ordre du jour de cette plénière ne comporte qu’un seul point : l’examen des comptes liés à la loi de finances n°23/056, telle que modifiée par la loi de finances rectificative n°24/009 du 20 décembre 2024. Les sénateurs sont ainsi appelés à analyser l’exécution budgétaire réelle au regard des prévisions initialement adoptées par le Parlement.
Présenté par le ministre des Finances, Doudou FwambaLikunde Li-Botayi, le projet de loi avait été jugé recevable par l’Assemblée nationale lors de la plénière du 17 novembre 2025. Il retrace les dépenses et recettes de l’État au cours de l’exercice 2024, ainsi que les écarts constatés par rapport au budget voté.
Devant les députés, le ministre des Finances avait détaillé cinq axes principaux : le contexte d’exécution du budget 2024, la synthèse de la reddition des comptes et les observations du Gouvernement, notamment. La loi de finances rectificative 2024 avait été adoptée en équilibre, à hauteur de 44 410,1 milliards CDF en recettes et en dépenses.
À la clôture de l’exercice, les recettes du Pouvoir central ont atteint 35 513,9 milliards CDF, soit un taux de réalisation de 79,97 %. Les dépenses, quant à elles, se sont élevées à 35 872,5 milliards CDF, représentant 80,78 % d’exécution. Ces dépenses dépassant les recettes, l’exercice s’est soldé par un déficit de 358,5 milliards CDF.
Ce déficit résulte principalement d’un manque à gagner de 1 535,4 milliards CDF au niveau du Budget général, partiellement compensé par l’excédent des budgets annexes (28,9 milliards CDF) et des Comptes spéciaux (1 147,9 milliards CDF).
Le ministre des Finances avait rappelé que l’année 2024 s’est déroulée dans un contexte difficile : crise sécuritaire accrue au Kivu et au Maï-Ndombe, exigences liées au programme du FMI, ralentissement économique mondial dû à la guerre russo-ukrainienne, croissance en baisse (6,5 % contre 8,6 % en 2023) et inflation maîtrisée à 17,7 %.
Le déficit du Budget général a été couvert grâce aux ressources mobilisées sur le marché financier domestique via les Bons et Obligations du Trésor.
Le 1er novembre 2025, le président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde, avait réceptionné le rapport général de la Cour des comptes sur l’exécution de la loi de finances 2024. Ce document contient les observations et recommandations de l’institution supérieure de contrôle, conformément à la loi relative aux finances publiques.
La transmission de ce rapport permet au Parlement d’exercer pleinement son rôle de contrôle budgétaire et d’évaluer la manière dont les ressources publiques ont été mobilisées et dépensées au cours de l’exercice.
Avec ACP


