En déplacement dans le territoire de Lubefu, le Vice-Premier Ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a poursuivi sa mission de terrain à Tshumbe avec une série de visites et de consultations axées sur les moteurs de développement économique local.
Entre infrastructures éducatives, projet énergétique et dialogue avec les opérateurs économiques, cette étape de sa tournée met en lumière les principaux défis structurels auxquels fait face cette partie du Sankuru.
Dans un communiqué de presse publié le 19 juin 2026, les services du ministre de l’Economie renseignent que la visite a débuté à l’Université Notre-Dame de Tshumbe (UNITSHU), où le ministre a salué les investissements réalisés par les autorités diocésaines dans le développement des infrastructures académiques. Pour Daniel Mukoko Samba, la formation du capital humain demeure un facteur déterminant pour soutenir la croissance économique et renforcer l’attractivité des provinces à fort potentiel comme le Sankuru.

Mais, c’est surtout sur le volet énergétique que l’attention s’est portée. Le ministre de l’Économie nationale s’est rendu sur le site destiné à accueillir le futur barrage hydroélectrique de Tshumbe. Ce projet, qui prévoit l’exploitation d’une source d’eau permanente pour la production d’électricité, est présenté comme une infrastructure stratégique susceptible de réduire le déficit énergétique local et de créer un environnement plus favorable aux activités économiques.
Selon les études préliminaires, les ouvrages projetés comprendront notamment un bassin de rétention, des aménagements hydrauliques et un système de conversion de l’énergie cinétique en énergie électrique. À terme, l’accès à une énergie stable pourrait constituer un levier essentiel pour le développement des petites industries, la transformation agricole et l’émergence de nouvelles activités génératrices de revenus dans la région.
La mission gouvernementale a également permis d’évaluer le fonctionnement du marché local. Au marché central de Tshumbe, Daniel Mukoko Samba a échangé avec plusieurs commerçants afin de recueillir des données sur les prix des produits stratégiques, notamment le ciment et le carburant. Ces produits demeurent des indicateurs importants du coût des activités économiques dans une province où les contraintes logistiques influencent fortement les prix.
Les opérateurs économiques rencontrés ont fait part de plusieurs difficultés liées à l’approvisionnement, aux coûts de transport et à l’environnement des affaires. Des préoccupations qui ont également été relayées lors d’une séance de travail réunissant représentants de la société civile, responsables de l’administration économique et acteurs du secteur privé.
Face à ces défis, le ministre a assuré que les préoccupations exprimées alimenteront la réflexion du gouvernement en matière de politiques économiques et de mesures d’accompagnement des acteurs locaux. Cette démarche s’inscrit dans la volonté de renforcer la remontée des informations économiques depuis les provinces vers l’administration centrale afin d’adapter les interventions publiques aux réalités du terrain.
La question du renforcement institutionnel a également été abordée. Daniel Mukoko Samba a réaffirmé son engagement à améliorer les conditions de travail des agents du ministère de l’Économie à Tshumbe, considérés comme des acteurs clés dans le suivi des marchés et l’encadrement des activités commerciales.
Au-delà des enjeux économiques immédiats, la visite de l’Hôpital général de Tshumbe et de plusieurs sites affectés par l’érosion a rappelé l’importance des investissements dans les infrastructures sociales et la résilience environnementale. Des défis qui conditionnent également l’attractivité économique et le développement durable du territoire.

À travers cette tournée, le ministère de l’Économie nationale cherche à identifier les contraintes qui freinent l’essor économique du Sankuru tout en mettant en avant des projets structurants capables de transformer durablement le potentiel de cette province enclavée en opportunités de croissance.
CHRONIK’ECO


