La société Divo International, autrefois accusée de complicité dans les détournements présumés de fonds publics en complicité avec FRIVAO, a éclairé la Cour à l’audience tenue le vendredi 24 avril 2026 devant la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe, dans le cadre du dossier des présumées malversations financières au sein du Fonds de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda en RDC (FRIVAO).
Mise en cause pour un supposé documentaire de six minutes facturé à hauteur de 1,6 million de dollars américains, l’entreprise dirigée par Deo Kasongo a présenté des éléments jugés déterminants par la Cour pour la suite du procès. À travers contrats, factures et correspondances officielles, Divo International a démontré qu’elle n’était pas impliquée dans la maffia.
Selon les explications fournies à l’audience, les avocats de la société ont démontré noir sur blanc que Divo International avait plutôt réalisé un documentaire d’une durée d’une heure et quinze minutes (1h15), pour un montant total de 640 000 USD hors taxes. Cette prestation, couvrant l’ensemble du processus — de la production à la distribution internationale — a été exécutée avec l’appui d’équipes techniques étrangères déployées à Kisangani. Le travail a, par ailleurs, fait l’objet d’un avis de non-objection et d’une réception formelle par le FRIVAO.
Autre élément ayant pesé dans l’appréciation du dossier, la gestion d’un paiement en doublon. Divo International a indiqué avoir elle-même signalé la réception d’un montant excédentaire de 512 000 USD, avant de procéder à son remboursement. Une démarche présentée par la défense comme la preuve de la bonne foi de l’entreprise.
Concernant l’irrégularité liée au paiement d’un acompte avant validation par la Direction générale du contrôle des marchés publics (DGCMP), les avocats de la société ont soutenu que cette responsabilité incombait exclusivement à FRIVAO, en sa qualité de maître d’ouvrage.
Au terme des débats, la Cour a retenu que Divo International n’avait aucun lien avec le documentaire de six minutes au cœur des poursuites. L’entreprise a ainsi été dégagée de toute implication dans les faits de malversations évoqués dans ce dossier, notamment par le ministre de la Justice et garde des sceaux, Guillaume Ngefa.
Cette évolution judiciaire intervient alors que plusieurs zones d’ombre persistent quant à la gestion globale du FRIVAO, un mécanisme pourtant central dans le processus de réparation des victimes des activités illicites commises en RDC. Un ancien Coordonnateur de cette structure est incarcéré pour des faits infractionnels liés à la mauvaise gestion des fonds publics.
Chronik’Eco


