Cinq ans après la disparition d’Olivier Makolo, cadre mobilisateur de l’ECIDé dans le district de Tshangu, sa famille et ses proches continuent de vivre sous pression. Visites répétées d’agents de sécurité, interrogatoires informels, intimidations discrètes : à Nd’jili comme à Lingwala, le même scénario se répète, nourrissant la peur et l’exaspération des siens. Alors que Makolo et son épouse auraient quitté le pays pour échapper aux tensions politiques, leurs familles restées sur place dénoncent des pratiques contraires à la loi et appellent les autorités à mettre fin à ce qu’elles considèrent comme une traque injustifiée.
Quelques cinq années se sont déjà écoulées depuis qu’Olivier Makolo, un des grands mobilisateurs de l’ECIDé (Engagement citoyen pour le développement), parti cher à l’opposant Martin Fayulu, dans le district de Tshangu à Kinshasa, est introuvable après avoir bénéficié d’une liberté conditionnelle de la prison centrale de Makala où il a été incarcéré en 2018.
Depuis, sa famille et ses proches ne cessent de payer le prix. Il ne se passe pas une semaine sans que des agents des services de sécurité sillonnent le quartier 12 dans la commune de Nd’jili, espérant trouver des renseignements nécessaires devant permettre à retrouver le très recherché Olivier Makolo, le célèbre mobilisateur de l’ECIDé/Tshangu (Kinshasa). Ce que dénoncent les membres de famille de l’intéressé dont la femme et les enfants demeurent aussi introuvables, quelques temps après une brève interpellation de madame Clarisse Lusamba (épouse d’Olivier Makolo) par le parquet de Grande instance de Kinshasa/Nd’jili.
« Depuis que notre frère olivier Makolo est introuvable, nous ne cessons d’être visité par les agents de sécurité parfois en tenue civile, déguisé en visiteurs dans le but d’obtenir des informations relatives au lieu de cachette d’Olivier ainsi que de sa femme, Clarisse Lusamba. De fois, même la résidence de notre tente à Lingwala est aussi visitée. Ceci nous met mal à l’aise et nous sollicitons la protection des autorités compétentes. Je ne peux pas comprendre que le pouvoir se mette à traquer la famille et les proches d’un individu après qu’il se soit volatilisé alors que l’infraction est individuelle », a dénoncé une cousine d’Olivier Makolo, sous le sceau de l’anonymat.
Pour rappel, Olivier Makolo, mobilisateur incontesté de l’ECIDé de l’opposant Martin Fayulu a été arrêté le 13 juillet 2019 avant d’être relâché trois jours après, bénéficiant d’une liberté provisoire. Après que celui-ci a pris fuite, aussitôt sa disparition remarquée, sa femme, Clarisse Lusamba a aussi été interpellé et détenu dans un cachot de la police dans la commune de Nd’jili où habitait le couple. Cette dernière aurait également pris fuite avec la complicité de certains éléments de la police.
D’après les témoignages de leurs proches, Olivier Makolo, sa femme Clarisse Lusamba ainsi que leurs trois enfants seraient déjà en dehors de la RDC afin de se mettre à l’abri de l’intolérance politique du régime Tshisekedi. Aux dernières nouvelles, Clarisse Lusamba serait en Europe après avois passé quelques temps en Chine.
Les autorités congolaises sont donc exhortées à protéger les familles de ces deux individus au nom de la Loi.
La Rédaction


