Le Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI) franchit une nouvelle étape dans le renforcement de ses mécanismes de mobilisation des recettes. L’établissement public a lancé, lundi à Kinshasa, une session de formation destinée à plusieurs de ses agents et cadres appelés à exercer les fonctions d’officiers de police judiciaire (OPJ) à compétence restreinte.
Organisée du 8 au 24 juin par l’Institut national de formation judiciaire, cette initiative s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la loi sur le privilège du Trésor, promulguée en 2023. Ce texte accorde au FPI des prérogatives renforcées en matière de collecte de la Taxe de Promotion de l’Industrie (TPI) et de recouvrement de ses créances.
Présidant la cérémonie d’ouverture, le ministre d’État, ministre de la Justice, Guillaume Ngefa, a rappelé que la qualité d’officier de police judiciaire constitue avant tout une responsabilité au service de la légalité. Selon lui, les nouvelles compétences judiciaires conférées au personnel du FPI contribueront à sécuriser les recettes publiques, à lutter contre la fraude, la corruption et la concussion, tout en améliorant l’efficacité du recouvrement.

Cette montée en compétence intervient dans un contexte où le FPI cherche à accroître ses capacités de financement des projets industriels à travers le pays. L’établissement considère en effet que la maîtrise de ses recettes et la réduction des impayés constituent des leviers essentiels pour soutenir sa mission de promotion de l’industrialisation.
Le directeur général du FPI, Hervé Claude Batukonke, a souligné que l’investissement dans le capital humain demeure un préalable à la réussite des réformes institutionnelles engagées. « La formation n’est pas une dépense, mais un investissement pour l’avenir de l’entreprise. Aucune réforme ne peut réussir si les femmes et les hommes chargés de sa mise en œuvre ne disposent pas des compétences requises », a-t-il déclaré.

À l’issue de la formation, les participants seront soumis à une évaluation sanctionnée par un certificat. Les candidats retenus prêteront ensuite serment devant le procureur compétent avant d’entrer officiellement en fonction.
Pour les observateurs, cette démarche pourrait contribuer à renforcer la capacité du FPI à sécuriser ses ressources financières et à améliorer son taux de recouvrement, un enjeu majeur pour le financement durable des investissements industriels en République démocratique du Congo.
Au-delà de cette première cohorte, le FPI annonce la mise en place d’un programme de formation continue destiné à accompagner l’évolution de ses missions et à consolider sa gouvernance financière.
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