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Économie

RDC : l’intersyndicale dePHC SA dénonce une campagne de déstabilisation et défend la recapitalisation de l’entreprise

Face à des attaques jugées « mensongères et malveillantes », l’intersyndicale de PHC SA est sortie de son silence. Dans une déclaration publique, elle défend la légalité de la recapitalisation en cours et alerte sur les risques économiques et sécuritaires qu’entraînerait une fragilisation de l’entreprise.

Dans une déclaration publique faite le samedi 25 avril 2026 à Kinshasa, l’intersyndicale de la société PHC SA (Plantations et Huileries du Congo) a répondu aux campagnes de désinformation visant l’entreprise. Dans cette déclaration au ton ferme, les représentants des travailleurs ont dénoncé des « attaques répétées, orchestrées et irresponsables » qu’ils estiment de nature à compromettre l’avenir de cette société agro-industrielle stratégique.

Avec plus de 11.000 employés, PHC SA est présentée comme un acteur clé de l’économie nationale, notamment dans le secteur agricole. L’intersyndicale de cette entreprise souligne ainsi son rôle dans la création d’emplois, le développement rural et la contribution à la souveraineté alimentaire, en ligne avec la vision portée par Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Au cœur des débats, le processus de recapitalisation engagé au sein de l’entreprise. Pour l’intersyndicale, il s’agit d’une opération « légale, transparente et conforme » aux dispositions du droit OHADA. Selon les syndicalistes, cette démarche répond à une nécessité urgente, celle d’éviter la liquidation de l’entreprise, restaurer son équilibre financier et garantir la continuité des activités. Elle vise également à préserver des milliers d’emplois dans un contexte économique jugé fragile.

Concernant la sortie de l’État congolais du capital de PHC, l’intersyndicale insiste sur le caractère « souverain et volontaire » de cette décision, rejetant toute lecture alarmiste ou polémique.

Des attaques aux conséquences préoccupantes

L’intersyndicale met en garde contre les effets potentiellement déstabilisateurs des campagnes de désinformation. Elle estime que la fragilisation de PHC pourrait entraîner des conséquences graves à plusieurs niveaux.

Sur le plan socio-économique, ce sont des dizaines de milliers de personnes travailleurs et familles qui risqueraient de voir leurs moyens de subsistance menacés, avec un impact direct sur les économies locales. Sur le plan sécuritaire, les syndicalistes redoutent une montée de l’oisiveté chez les jeunes dans les zones d’implantation de l’entreprise, favorisant la délinquance et l’insécurité.

À l’échelle nationale, ces tensions pourraient également nuire à l’image du pays auprès des investisseurs, alors que la République démocratique du Congo s’efforce d’améliorer son climat des affaires et d’attirer des capitaux. Et sur le plan stratégique, l’intersyndicale de PHC considère que ces attaques dont est victime l’entreprise risquent de freiner la dynamique de transformation agricole engagée au plus haut niveau de l’État.

Face à cette situation, l’intersyndicale affiche une position sans équivoque. Elle réaffirme son soutien total au processus de recapitalisation, rejette toute tentative de manipulation et appelle les autorités à prendre des mesures pour protéger l’entreprise.

Les représentants des travailleurs exhortent également à une mobilisation collective pour préserver cet « outil économique vital » et garantir sa pérennité.

Une mise en garde claire

Dans un ton plus solennel, l’intersyndicale prévient que les travailleurs de PHC SA ne resteront pas passifs face à des actions susceptibles de compromettre leur avenir. Elle insiste sur les enjeux humains, économiques et sociaux liés à la survie de l’entreprise. Les syndicalistes présentent la recapitalisation comme une opportunité majeure de relance économique, de stabilisation sociale et de renforcement de la souveraineté agro-industrielle de la RDC.

Au-delà du cas de PHC SA, cette situation met en lumière les tensions autour de la gouvernance des grandes entreprises stratégiques du pays. Elle pose également la question de la gestion de l’information économique et de l’impact des campagnes médiatiques sur la stabilité des investissements.

L’intersyndicale appelle ainsi l’ensemble des parties prenantes à rejeter les « campagnes de désinformation » et à soutenir l’entreprise, dans une logique de cohérence avec les ambitions de transformation économique du pays.

CHRONIK’ECO

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