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Crise au Moyen-Orient : l’ambassadeur d’Iran en RDC dénonce « une agression conjointe des États-Unis et d’Israël »

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La guerre que mènent les Etats-Unis d’Amérique et Israël à l’Iran constitue une violation du droit international selon les responsables iraniens et le silence des Nations Unies inquiète. Dans une interview exclusive, l’ambassadeur de la République islamique d’Iran en République démocratique du Congo (RDC), Amir Hosseini accuse les ÉtatsUnis et Israël d’avoir mené des attaques meurtrières contre son pays, évoquant des violations graves du droit international et appelant la communauté internationale à condamner ces actions. Téhéran affirme avoir exercé son droit à la légitime défense. Ci-dessous, l’intégralité de l’interview.

Quelles ont été les conséquences des récentes attaques des États-Unis et du régime sioniste contre l’Iran ?

Cette agression conjointe a entraîné le martyre du Guide suprême de la Révolution islamique, Son Éminence l’Ayatollah Khamenei, ainsi que la mort de centaines de femmes, d’hommes et d’enfants innocents. Sous prétexte de viser des centres militaires, Israël et les États-Unis détruisent des bâtiments publics et des habitations civiles. À titre d’exemple tragique, dans la ville de Minab, 168 écolières ont été tuées dans leur propre école. Cet acte constitue non seulement un crime contre l’humanité, mais aussi un crime de guerre manifeste et une violation des principes fondamentaux du droit international.

Question : Pourquoi l’Iran considère-t-il ces attaques comme une violation grave du droit international ?

Ces attaques violent explicitement l’article 2, paragraphe 4, de la Charte des Nations Unies, qui interdit toute menace ou usage de la force contre l’intégrité territoriale et l’indépendance politique des États. De plus, frapper des écoles, des hôpitaux et des lieux publics est une violation flagrante des principes humanitaires et éthiques, sans aucune justification légale ou rationnelle. Les États-Unis, comme lors de l’agression de 12 jours, ont trompé en pleine négociation, agissant comme les traîtres de l’histoire. M. Trump a traité les négociations nucléaires complexes comme une transaction immobilière, dissimulant la vérité par de grands mensonges. Le résultat fut de “faire exploser la table des négociations par rancune”. Il a trahi la diplomatie et le peuple américain qui l’avait élu.

Quelle sera la réaction de la République islamique d’Iran sur le plan diplomatique ?

L’Iran a toujours affirmé son engagement envers la diplomatie, le dialogue et le règlement pacifique des différends. Nous appelons les gouvernements, les institutions internationales et toutes les missions diplomatiques à condamner publiquement cet acte illégal et à exiger l’arrêt immédiat de l’agression. Le silence ou l’inaction face à de tels crimes ne fait qu’encourager les agresseurs et affaiblir l’État de droit.

Quelle réponse l’Iran a-t-il apportée à ces agressions ?

La République islamique d’Iran, dans le cadre de son droit à la légitime défense prévu par l’article 51 de la Charte des Nations Unies, a donné des réponses militaires proportionnées et fermes. Ces réponses visent à protéger le peuple iranien et à affirmer la détermination du pays à préserver sa souveraineté et sa sécurité nationale. L’Iran souligne que la responsabilité des conséquences incombe entièrement aux initiateurs de l’agression. Depuis 300 ans, l’Iran n’a attaqué aucun pays, mais a toujours été victime d’agressions. La dernière en date, en juin 2025, fut une attaque de 12 jours imposée par les États-Unis et Israël, qui ont dû finalement demander un cessez-le-feu face à la riposte iranienne.

Dans quelles circonstances ces attaques ont-elles eu lieu et quelle est leur portée symbolique ?

Cette agression s’est produite pendant le mois sacré de Ramadan et à la veille du Nouvel An iranien, alors que le peuple iranien se préparait à ses célébrations culturelles et spirituelles. De ce point de vue, il s’agit non seulement d’une violation des principes humanitaires, mais aussi d’une attaque contre les valeurs religieuses et culturelles de la nation iranienne. Cela démontre que les agresseurs n’ont aucun respect pour les cultures et traditions des peuples.

Quel est votre message à la communauté internationale ?

La République islamique d’Iran réaffirme que la paix durable, la stabilité régionale et la sécurité collective ne peuvent être atteintes que par le respect mutuel, l’adhésion à l’État de droit et un dialogue responsable. Nous appelons la communauté internationale à ne pas rester silencieuse face à ces crimes : le silence devant le sang des 168 enfants de Minab et l’assassinat du dirigeant d’une nation équivaut à une complicité avec les agresseurs. L’Histoire retiendra ces moments et les peuples jugeront les gouvernements selon leurs positions actuelles.

Quelles attentes l’Iran a-t-il vis-à-vis des Nations Unies et des institutions internationales ?

L’Iran attend de tous les États membres des Nations Unies qu’ils prennent une position claire et condamnent ces actes d’agression. Le silence ou l’inaction ne fait qu’encourager les agresseurs et affaiblir les institutions internationales. L’Iran demande une action immédiate pour mettre fin à l’agression et restaurer la crédibilité du principe de l’État de droit.

Comment voyez-vous les perspectives de ces évolutions ?

Le peuple iranien, comme il l’a montré au cours des 50 dernières années face aux agressions étrangères, n’attend l’aide de personne pour se défendre. Cependant, l’avenir de ces évolutions dépend de la réaction de la communauté internationale. Si les gouvernements et les institutions internationales restent silencieux face à une agression manifeste, le risque d’instabilité et d’affaiblissement de l’ordre mondial augmentera. Mais si la communauté internationale condamne ces crimes d’une seule voix et insiste sur le respect du droit international, il sera possible d’espérer un chemin vers une paix durable et une sécurité collective. L’Iran est prêt à participer dans des cadres internationaux légitimes pour atteindre cet objectif, tout en défendant fermement ses droits et intérêts légitimes.

Interview réalisée par Forum des As

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