Les États-Unis ont réuni 54 pays partenaires et l’Union européenne au Département d’État pour une table ronde ministérielle consacrée aux minéraux stratégiques et critiques, désormais considérés comme un enjeu majeur de sécurité nationale et de souveraineté industrielle.
Ouverte par le Secrétaire d’État Marco Rubio et marquée par un discours stratégique du sénateur JD Vance, la rencontre a confirmé la volonté américaine de sécuriser les chaînes d’approvisionnement et de réduire la dépendance vis-à-vis de la Chine. Les interventions de pays producteurs et industriels, dont la RDC, le Kazakhstan, la Corée du Sud et l’Union européenne, ont illustré une convergence inédite entre producteurs et consommateurs stratégiques.
La République démocratique du Congo était représentée par le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, accompagné du conseiller principal du Chef de l’État, Jean-Marie Kanda Ntumba, confirmant le rôle central de la RDC dans la nouvelle architecture minière mondiale. À l’inverse, l’absence du Rwanda a été largement remarquée, soulignant l’importance croissante accordée à la gouvernance et à la traçabilité des ressources.
Au cœur des travaux, le lancement de FORGE, un bloc commercial préférentiel regroupant 55 pays partenaires, et l’annonce du Project Vault, un programme américain de stockage stratégique de minéraux critiques doté de 12 milliards de dollars. Ces instruments traduisent l’ambition de Washington de jouer un rôle actif dans le financement et la sécurisation des filières minières.
Dotée de vastes réserves de cobalt, cuivre, lithium, terres rares et minerais 3T, la RDC apparaît comme un partenaire incontournable.
Pour Kinshasa, cette initiative représente une opportunité stratégique : passer du statut de fournisseur de matières premières à celui d’acteur intégré des chaînes de valeur mondiales, en faisant des minéraux un moteur d’industrialisation et de souveraineté économique.
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