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RDC : Plus de 400% d’augmentation d’émissions de primes d’assurances en 5 ans, l’ARCA s’en félicite

Le marché congolais des assurances croit de manière exponentielle. Depuis la promulgation du Code des assurances, impliquant ainsi la libéralisation du secteur, le marché affiche une augmentation de 428%. Malgré ce tableau reluisant, l’Autorité de régulation et de contrôle des assurances (ARCA) pense qu’il faut encore beaucoup d’efforts afin d’atteindre les objectifs fixés.

Depuis l’ouverture du marché à la concurrence en 2019, les émissions de primes ont augmenté de manière impressionnante. A ce jour, elles affichent une augmentation de 428 %, passant de 66,75 millions d’USD en 2018 à 352,15 millions d’USD en 2024. Ces statistiques ont été fournies par le directeur général de l’Autorité de régulation et de contrôle des assurances en République démocratique du Congo (ARCA), Alain Kaninda. C’était à l’occasion de la commémoration des 10 ans d’existence du Code des assurances en RDC, célébrée le mercredi 19 mars 2025 à Kinshasa. La salle de spectacles du centre culturel d’Afrique central a servi de cadre pour la commémoration de cette journée.

Selon le directeur général de l’ARCA, « cette forte augmentation témoigne du dynamisme du secteur, porté par la diversification des produits d’assurance et la relance de la confiance des opérateurs du marché au dynamisme nouveau insufflé par la loi portant Code des assurances ainsi que par l’ARCA, régulateur et contrôleur du secteur assurantiel ».

Le taux de pénétration croit de 188 %

« Au titre de la diversification des produits d’assurance, la présence sur le marché des produits assurance vie, la santé (avec la couverture santé des membres du Gouvernement et des professeurs d’universités), l’assurance indicielle… pour ne citer que cela, ont accru la quotité de souscription aux assurances », a reconnu Alain Kaninda.

L’autre fait marquant demeure la progression du taux de pénétration des primes, qui a montré une progression constante entre 2017 et 2024, passant de 0,16 % à 0,46 % en 2024 soit une croissance de 188%.

« Cette tendance à la hausse suggère que le secteur des assurances en RDC est en pleine expansion, bien qu’il reste encore relativement peu développé par rapport aux autres secteurs de l’économie nationale. Il indique également que les produits d’assurance gagnent progressivement en popularité, contribuant à une meilleure couverture et un accès plus large aux services d’assurance pour la population congolaise. Et, le défi est d’atteindre un taux de pénétration de plus de 1% », reconnait le directeur général de l’ARCA.

Il faut noter que cette croissance du marché des assurances a eu pour effet direct, l’augmentation de l’assiette fiscale des entreprises d’assurances. En 2024, elle s’élève à 43,04 millions d’USD contre 0,81 million d’USD en 2015, soit une progression de 5161%. Le volume des sinistres payé l’année dernière (2024) pour la branche Non-Vie était de 73,59 millions d’USD et de 3,68 millions d’USD en Vie. Ceci renforce la confiance de la population et les opérateurs économiques dans le marché des assurances congolais.

La masse salariale, elle, s’est vue également renforcer par le développement du marché de l’assurance. Selon les dernières statistiques réalisées, elle a progressé de 52 % entre 2018 et 2022.

« Les chiffres parlent d’eux-mêmes : ces différentes réalisations ont eu plusieurs impacts sur le plan national, je cite, la mobilisation des recettes de l’Etat, le financement de l’économie nationale, la contribution à la stabilisation du cadre macro-économique et contribue au développement d’une classe moyenne congolaise et à la création de nouveaux emplois directs et indirects », s’est réjoui Alain Kaninda.

Et d’ajouter : « En ce temps de conflit armé, il est plus que nécessaire de préciser que l’ARCA a toujours veillé à ce que les fonds générés par l’assurance ne servent ni au financement du terrorisme ni au blanchiment de capitaux. Elle travaille pour ce faire en synergie avec la CENAREF et a adopté plusieurs textes prudentiels afin d’effectuer un contrôle LBC-FTP aussi bien en amont qu’en aval ».

Des défis, il y en a !

Malgré le tableau reluisant peint par le directeur général de l’ARCA, il faut reconnaitre que le marché congolais des assurances fait face à des nombreux défis qu’il faut relever afin d’atteindre les objectifs que s’est assigné l’autorité de régulation. Au nombre de défis, il faut noter entre autres l’absence de culture d’assurance dans le chef de la population ; la faible présence des produits d’assurances adaptés à toutes les bourses, le marché étant composé essentiellement des clients corporate.

La persistance de la lutte contre l’évasion des primes d’assurance malgré sa criminalisation légale ; la mise à niveau des partenaires membres de l’Ecosystème Technique et assurantiel, de leurs missions de contrôle de la souscription à l’assurance dans les domaines relevant de leurs attributions…constituent aussi des défis qu’il faut relever.

Estimé entre 1 à 5 milliards de dollars USD, l’ARCA, en collaboration avec tous les acteurs du marché, est à pied d’œuvre afin de continuer à développer le marché des assurances déjà en pleine expansion.

Pour ce faire, plusieurs stratégies de développement sont en train d’être mises en place de manière progressive par l’ARCA. Ces stratégies peuvent être regroupées en 3 axes majeurs. Notamment le contrôle efficient des sociétés d’assurances, le contrôle des assurances obligatoires et la lutte contre l’évasion de primes et le développement de l’assurance vie et des assurances plus inclusives.

CHRONIK’ECO

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