Le vice-ministre de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, Théodore Kazadi, a procédé le samedi 9 mai 2026, au lancement d’un atelier résidentiel consacré à la formation des formateurs centraux sur le narratif Genocost. Une initiative visant à intégrer l’enseignement de la mémoire collective, de la citoyenneté et du patriotisme dans les établissements scolaires de la République démocratique du Congo (RDC). Cette initiative bénéficie du soutien technique et financier de la Commission interinstitutionnelle d’aide aux victimes et d’appui aux réformes, placée sous l’autorité de la présidence de la République, ainsi que du Fonds national de réparation des victimes (FONAREV).

L’atelier réunit, pendant dix jours, 25 inspecteurs-formateurs et experts de l’éducation venus de Kinshasa et des provinces. Le terme « Génocost » désigne les génocides perpétrés à des fins d’exploitation économique, une réalité que les autorités congolaises entendent désormais inscrire formellement dans les curricula de l’enseignement primaire et secondaire.Vingt-cinq inspecteurs et experts, sélectionnés pour constituer les noyaux nationaux de cette démarche, sont chargés d’harmoniser la compréhension du concept et de le traduire en outils pédagogiques concrets.
Il s’agit notamment de fiches pédagogiques, d’un guide méthodologique et d’un plan national de déploiement. Selon le ministère, ces livrables conditionneront la qualité de la diffusion du narratif à l’échelle du pays.L’initiative vise notamment à renforcer l’éducation à la mémoire, à la citoyenneté et au patriotisme à travers l’élaboration d’outils pédagogiques adaptés aux élèves, afin de promouvoir la paix et l’unité nationale. À travers le projet, le gouvernement de la RDC réaffirme sa volonté de faire de l’école un espace de transmission de la mémoire nationale et de consolidation de l’identité citoyenne congolaise.

« Un peuple qui ignore son passé est condamné à le revivre. Mais un peuple qui l’enseigne à ses enfants se donne les moyens de sauvegarder sa souveraineté », a déclaré le vice-ministre Théo Kazadi lors de la cérémonie d’ouverture.Selon les initiateurs du projet, cet atelier constitue la première phase du dispositif. Une seconde phase est prévue au mois de juin 2026 et sera axée sur la création de clubs citoyens dans les établissements scolaires. Il sera question d’élaborer des modules et des kits d’animation destinés à faire des élèves « les premiers ambassadeurs de la mémoire nationale ».
Le vice-ministre a tenu à saluer l’engagement « indéfectible » du directeur général adjoint du FONAREV, dont l’action en faveur des victimes trouve, selon lui, un prolongement naturel dans cette démarche éducative.
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