Le Ministère des Finances a lancé un rappel ferme à l’attention des opérateurs de jeux d’argent exerçant en République démocratique du Congo, les appelant à se conformer strictement aux obligations fiscales prévues par la législation en vigueur. Dans un communiqué officiel rendu public le 5 mars 2026, les autorités financières invitent l’ensemble des entreprises opérant dans les paris sportifs, les casinos, les loteries, les concours de pronostics ainsi que dans les activités assimilées à se mettre en règle avec les dispositions légales encadrant ce secteur.
Selon le document, les opérateurs concernés sont soumis à deux catégories principales de prélèvements fiscaux. Il s’agit, d’une part, de la taxe liée à l’autorisation d’exploitation d’une entreprise de jeux de hasard et, d’autre part, de la taxe ad valorem appliquée aux gains réalisés par les joueurs. Ces obligations fiscales s’inscrivent dans le cadre des dispositions de la Loi de finances et des textes réglementaires régissant l’exploitation des jeux d’argent sur le territoire national.
Le Ministère des Finances précise que ces mesures visent notamment à assurer une meilleure régulation d’un secteur en pleine expansion en RDC, mais également à renforcer la mobilisation des recettes publiques issues de cette industrie. Avec l’essor des plateformes de paris sportifs et des jeux en ligne, les autorités entendent ainsi veiller à ce que l’ensemble des opérateurs contribue équitablement aux finances publiques.
Dans cette optique, les entreprises concernées sont invitées à se rapprocher des services compétents du Ministère des Finances afin de retirer les notes de perception nécessaires au paiement des taxes dues. Cette démarche administrative constitue une étape essentielle pour permettre aux opérateurs de se conformer aux exigences fiscales en vigueur.
Par ailleurs, les autorités financières attirent particulièrement l’attention des entreprises qui exploitent des activités de jeux d’argent sans avoir obtenu au préalable l’agrément du Ministère des Finances. Ces opérateurs sont appelés à se faire identifier et à régulariser leur situation administrative et fiscale auprès des services compétents.
Le communiqué fixe, à cet effet, une échéance claire : les entreprises concernées disposent d’un délai allant jusqu’au 31 mars 2026 pour se conformer aux dispositions légales et régulariser leur situation. Passé ce délai, les contrevenants s’exposeront aux sanctions prévues par la réglementation en vigueur.
Pour les autorités, cette démarche s’inscrit dans une volonté de renforcer la gouvernance du secteur des jeux d’argent en RDC, un domaine qui connaît une croissance rapide ces dernières années. L’objectif est également de lutter contre les pratiques informelles, d’améliorer la transparence des activités et de garantir le respect des obligations fiscales par l’ensemble des opérateurs.
À travers ce rappel, le Ministère des Finances entend ainsi instaurer un cadre plus rigoureux pour l’exploitation des jeux d’argent, tout en veillant à ce que ce secteur contribue davantage au financement des politiques publiques et au développement économique du pays.
Chronik’Eco


