En République démocratique du Congo (RDC), la corruption a un impact négatif sur l’accès à l’éducation ainsi qu’à la qualité de celle-ci, particulièrement pour les groupes vulnérables qui dépendent davantage de l’éducation publique. C’est l’une des conclusions auxquelles la Ligue congolaise de lutte contre la corruption (LICOCO) est parvenue, dans une étude qu’elle a menée dans la ville de Kinshasa.
S’inscrivant dans le cadre de l’exécution d’un projet de Prestation de services inclusifs en Afrique (ISDA), l’étude a porté sur l’« évaluation des risques de corruption dans le secteur de l’éducation en RDC ». Les conclusions ont été officiellement présentées le jeudi 13 mars 2025 à Kinshasa, en présence d’un échantillon des responsables du secteur de l’éducation en RDC. La salle Père Boka du CEPAS a servi de cadre à l’organisation de cette cérémonie.
De manière générale, l’étude a démontré qu’en ce qui concerne le lien entre l’atteinte du 4ème Objectif de développement durable (ODD) en lien avec la corruption dans le secteur de l’Education, la RDC peut atteindre cet ODD « si et seulement si des réformes institutionnelles et structurelles sont mises en œuvre et si elles luttent efficacement contre la corruption dans ce secteur ». Et pour l’instant, soutiennent les experts de la LICOCO, l’atteinte de l’ODD 4 en 2030 reste un défi pour le Gouvernement de la RDC, au vu du degré de corruption et de gouvernance en général, qui existent dans le secteur de l’éducation.
Approuvée par le Secrétariat général du ministère de l’Education nationale et Nouvelle citoyenneté, l’étude a aussi pris en compte les questions liées aux risques de corruption dans les écoles publiques existant à Kinshasa, en mettant un accent particulier sur quatre principaux axes. Notamment l’admission et inscription de l’élève ; le recrutement des enseignants ; l’évaluation interne et examen des élèves ; l’enseignement extra-scolaire ou tutorat.
Pour le Président du Conseil d’administration de la LICOCO, Ernest Mpararo, d’importants efforts doivent être consentis en RDC si l’on veut réellement endiguer la corruption, principalement dans les services publics. Il a relevé plusieurs formes de corruption dans le secteur de l’Education nationale. Parmi celles-ci l’on note l’organisation de test d’admission dans des établissements publics, contrairement à ce que prévoit la Loi. Le mentorat a aussi été cité parmi les formes de la corruption qui freinent le système éducatif en RDC.
CHRONIK’ECO