Le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, intensifie sa stratégie de reprise en main du secteur minier. Ce mardi 14 avril 2026, il a poursuivi sa série de descentes de terrain au sein des services placés sous sa tutelle, marquant un retour notable de l’autorité politique dans des structures longtemps restées en marge de l’encadrement direct.
Première étape de cette tournée : le Service géologique national du Congo (SGN). Une visite à forte portée symbolique, qualifiée d’historique, tant elle intervient après plusieurs années d’absence de la tutelle ministérielle.

Sur place, le ministre a multiplié les échanges directs avec la direction générale, avant de tenir une réunion à huis clos avec la délégation syndicale. Objectif affiché : écouter les agents, poser un diagnostic précis et apporter des réponses concrètes aux difficultés rencontrées sur le terrain.

Au-delà du dialogue social, le message politique est sans ambiguïté. Devant les cadres et techniciens, Louis Watum Kabamba a insisté sur la nécessité de replacer l’expertise nationale au cœur de la stratégie minière. Le gouvernement entend s’appuyer davantage sur les géologues congolais afin de renforcer l’exploration du sol et du sous-sol, avec l’ambition de découvrir de nouveaux gisements.
La deuxième étape de cette tournée a conduit le ministre au Centre d’expertise, d’évaluation et de certification des substances minérales précieuses et semi-précieuses (CEEC). Là encore, la démarche est restée la même : proximité avec les agents, écoute active et volonté de renforcer la coordination interne.
À travers ces visites, une orientation claire se dessine : restaurer l’ordre, l’efficacité et la performance dans la gouvernance du secteur minier. Cette dynamique s’inscrit dans la vision du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, sous la coordination de la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka.
Parmi les priorités affichées figurent la transparence, la traçabilité des ressources, l’encadrement de l’exploitation artisanale ainsi que la transformation locale des matières premières. Mais au-delà de ces axes stratégiques, le ministre entend également insuffler une nouvelle culture administrative, fondée sur un climat de travail sain, le respect mutuel, le dialogue permanent et l’obligation de résultats.

À ces principes s’ajoutent des valeurs revendiquées : patriotisme, intégrité, pragmatisme et méritocratie.
Clôturée par la signature du livre d’or et une photo de famille, cette tournée s’inscrit dans une logique plus large : rapprocher l’administration centrale de ses services techniques et repositionner le secteur minier comme un véritable levier de développement économique durable en République démocratique du Congo.
Chronik’Eco


