La présidente du Conseil d’administration de l’Autorité de régulation du secteur de l’électricité (ARE) de la République démocratique du Congo, et vice-présidente du Réseau francophone des régulateurs de l’énergie (RegulaE.FR), Sylvie Olela, a ouvert ce mardi les travaux du 17ᵉ atelier du réseau, réunissant pour trois jours les autorités de régulation francophones dans la capitale mauritanienne.
Dans une allocution à la tonalité à la fois institutionnelle et fédératrice, Sylvie Olela a souligné la maturation progressive de RegulaE.FR, désormais perçu comme « bien plus qu’un simple cadre d’échange technique ». « Nous sommes devenus une famille », a-t-elle affirmé, mettant en avant la complémentarité entre régulateurs expérimentés et nouveaux membres, unis par la volonté commune d’accompagner la transformation des secteurs énergétiques au sein de l’espace francophone.
Les travaux de cet atelier sont consacrés au thème de l’ouverture des marchés de l’énergie, un sujet aux enjeux économiques, sociaux, institutionnels et environnementaux majeurs. Pour la vice-présidente de RegulaE.FR, cette dynamique impose de repenser le rôle du régulateur. « Il s’agit de trouver le juste équilibre entre l’attractivité pour les investisseurs, la protection des consommateurs et la capacité de nos systèmes à accompagner une transition énergétique équitable et durable », a-t-elle souligné.

La mobilisation importante des membres à Nouakchott illustre, selon elle, l’intérêt stratégique de ces assises dans un contexte de mutations rapides des marchés de l’énergie. Le choix de la Mauritanie comme pays hôte s’inscrit dans cette logique. Membre du réseau depuis 2017, le pays s’affirme aujourd’hui comme un acteur émergent de la transition énergétique en Afrique, grâce à un potentiel solaire remarquable, des ressources éoliennes prometteuses et des ambitions croissantes dans le développement de l’hydrogène vert et bleu, notamment au service de son secteur minier.
Au nom des autorités congolaises, Sylvie Olela a réitéré l’engagement de la République démocratique du Congo en faveur du développement du secteur électrique, rappelant que l’accès universel à l’électricité constitue une priorité nationale portée au plus haut niveau de l’État.
Au-delà des échanges techniques, cette rencontre se veut également un espace de dialogue humain et culturel, fidèle à l’esprit de solidarité qui caractérise le réseau. « Nouakchott doit être, le temps de ces assises, un véritable laboratoire d’idées et de solutions au service de nos populations », a conclu la vice-présidente de RegulaE.FR, appelant à des discussions ouvertes, pragmatiques et orientées vers l’action.


