À l’approche de la COP30, une coalition inédite baptisée J-REDD+ s’apprête à voir le jour. Son objectif n’est autre que « mobiliser gouvernements, institutions internationales, investisseurs, peuples autochtones et ONG pour donner un nouvel élan à la protection des forêts tropicales et au financement de la lutte contre le changement climatique ».
Le lancement officiel de la coalition est prévu lors du New York Climate Week, le 22 septembre 2025, avant une déclaration commune et un événement phare à la COP30. L’ambition est claire : bâtir un marché carbone forestier de confiance, capable d’apporter des financements massifs et durables pour lutter contre la déforestation et maintenir l’objectif de 1,5 °C à portée de main.
La délégation de la République démocratique du Congo (RDC), prête à se lancer dans ce nouveau défi, se trouve depuis quelques heures à Washington (USA) pour ce faire. Conduite par la ministre congolaise de l’Environnement, Développement durable et Nouvelle économie du climat, Marie Nyange, veut jouer réellement son rôle dans ce nouveau challenge où la RDC est appelée à donner le meilleur pour la survie de la planète.
Le mécanisme Juridictionnel REDD+ (J-REDD+) repose sur l’émission de crédits carbone issus de la réduction de la déforestation et de la restauration forestière, certifiés selon des standards internationaux reconnus. Des pays comme le Costa Rica, le Ghana ou le Guyana ont déjà réalisé des ventes à grande échelle, et les experts estiment que ce marché pourrait générer jusqu’à 6 milliards de dollars par an au profit des pays forestiers et de leurs communautés.
Mais pour transformer l’essai, l’offre de crédits doit continuer de croître et la demande s’intensifier. C’est précisément le rôle que veut jouer la coalition : envoyer un signal fort et crédible aux marchés, coordonner les actions de ses membres et garantir que la finance carbone serve effectivement la conservation des forêts et les populations locales.
Les membres de la coalition – gouvernements, investisseurs, standard-setters, organisations autochtones et société civile – s’engageront sur des actions concrètes d’ici 2030. Cela passera par le renforcement des cadres juridiques, l’augmentation de l’offre de crédits de haute qualité et l’accélération des transactions.
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