À Kinshasa, le Digital Africa Summit 2025 a réuni décideurs, régulateurs et acteurs du secteur privé autour d’un enjeu majeur : faire de la transformation numérique un moteur de croissance inclusive pour la RDC. Organisé par la GSMA et ses partenaires, l’événement a mis en lumière l’urgence de réformes politiques et d’investissements ciblés afin d’élargir la connectivité et libérer le potentiel économique du pays.
Plusieurs leaders, notamment ceux du secteur du numérique, se sont donné rendez-vous à Kinshasa, le jeudi 18 septembre 2025, dans le cadre du Digital Africa Summit RDC 2025. Cette grande rencontre a été organisée par GSMA Africa et Invictus Global Media Group, en partenariat avec VISA, avec TechAfrica News comme partenaire média officiel.

Le Sommet a réuni des ministres, des hauts responsables gouvernementaux, des régulateurs, des dirigeants d’entreprises et des partenaires au développement, afin de façonner l’avenir de l’économie numérique en République démocratique du Congo.
En organisant le Digital Africa Summit à Kinshasa, GSMA Africa et ses partenaires poursuivent un objectif clair : transformer les discussions sur l’ère numérique en actions concrètes. Un événement qui souligne l’urgence de réformes politiques nécessaires pour élargir la connectivité et garantir que tous les citoyens congolais bénéficient des opportunités offertes par la transformation numérique.
Dans son intervention, Angela Wamola, directrice Afrique à la GSMA, a circonscrit le cadre qui a réuni autant d’intelligences à Kinshasa. « En réunissant les décideurs et les leaders de l’industrie à Kinshasa, le Digital Africa Summit offre une plateforme puissante pour transformer le dialogue en action. La RDC est à un tournant, et grâce à la collaboration, l’innovation et l’investissement, le pays peut libérer les bénéfices de la numérisation pour des millions de citoyens », a-t-elle déclaré.
Des chiffres encourageants
En marge du Digital Africa Summit RDC 2025, la GSMA a publié un nouveau rapport. Selon ce document, la République démocratique du Congo pourrait générer 9 800 milliards CDF de contribution supplémentaire au PIB et connecter 9,7 millions d’utilisateurs uniques supplémentaires à l’internet mobile d’ici 2029, si des réformes ciblées en matière de politiques publiques et d’infrastructures sont mises en œuvre.
Intitulé « Stimuler la croissance économique grâce à la transformation numérique en RDC », le rapport explique comment une économie numérisée, portée par les infrastructures mobiles, peut devenir un catalyseur de croissance, d’inclusion et de productivité dans des secteurs clés tels que l’agriculture, les mines et les services publics.
L’étude révèle que « la RDC compte plus de 100 millions d’habitants, avec une population jeune et une demande croissante de services numériques ». Selon les experts, le téléphone mobile est l’outil le plus utilisé pour accéder à internet, et l’argent mobile constitue une bouée de sauvetage pour des millions de personnes dans une économie encore largement sous-bancarisée.

Cependant, malgré cette dynamique, le rapport note que seulement 45 % de la population bénéficie actuellement d’une couverture internet mobile, et que l’accessibilité financière demeure un obstacle majeur.
« Les appareils et les forfaits restent inabordables pour beaucoup, tandis que les zones rurales souffrent d’infrastructures insuffisantes et d’un accès irrégulier à l’électricité. Par ailleurs, le secteur mobile est grevé par des régimes fiscaux complexes et des lourdeurs réglementaires qui freinent les investissements », précise le rapport.
Le Digital Africa Summit RDC 2025 intervient donc à un moment charnière pour la RDC, où la connectivité mobile et les services numériques connaissent une croissance rapide, mais où persistent des obstacles, tels que le coût élevé du déploiement, la faible pénétration des smartphones et une fiscalité contraignante.
Il convient de noter que la rencontre de Kinshasa a offert une plateforme pour s’accorder sur des réformes fondées sur des données probantes, afin de stimuler les investissements, renforcer l’inclusion numérique et accélérer la croissance socio-économique à travers le pays.
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