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Mines et Energie

RDC : Ressources Hydrauliques et Electricité, le ministre Sakombi Molendo place son mandat sous le signe d’une révolution énergétique

Aimé Sakombi Molendo, nouveau ministre des Ressources Hydrauliques et Electricité, se donne le devoir de se donner à fond pour laisser des empreintes après son passage à ce portefeuille. Lors de la cérémonie de remise et reprise organisée le mercredi 13 Aout 2025, le nouveau ministre des Ressources Hydrauliques et Electricité a annoncé ses couleurs. Aimé Sakombi Molendo place son mandat sous le signe d’une révolution énergétique.

Pour le ministre Molendo Sakombi, l’électricité et l’eau potable ne sont pas « des biens de luxe », mais « le moteur du développement » et « un droit fondamental pour tous les Congolais ».

En présence des Directeurs Généraux de l’Autorité de régulation du secteur d’électricité (ARE), de la Société nationale d’électricité (SNEL), de la REGIDESO et de l’ANSER, Aimé Sakombi Molendo a dévoilé un plan offensif face à un déficit énergétique estimé à plus de 2 000 MW et un taux d’accès encore trop faible.

Le plan  dit « offensif » s’articule autour de quatre axes :

•           Produire plus : accélérer les grands chantiers hydroélectriques en cours (Grand Katende, Kakobola, Tshopo 2, Ruzizi 3) et lancer de nouveaux projets, avec une attention particulière au mégaprojet Inga 3.

•           Moderniser les réseaux : réhabiliter les infrastructures existantes et étendre la couverture pour atteindre chaque Congolais.

•           Améliorer la gouvernance : rendre le secteur plus transparent et attractif pour les investisseurs privés, conformément aux lois sur l’électricité et l’eau.

•           Promouvoir les énergies renouvelables : développer les mini-réseaux solaires pour électrifier les zones rurales isolées.

« La tâche qui nous attend est immense, mais elle a une direction claire : la vision du Président Félix Antoine Tshisekedi, portée par le Plan d’Action Stratégique du Gouvernement », a insisté Molendo Sakombi, en rappelant l’objectif du Compact Énergétique de la RDC : tripler le taux d’accès à l’électricité d’ici 2030.

Le ministre sortant, Teddy Lwamba, a salué « le travail de fond déjà amorcé » et appelé son successeur à « achever les réformes engagées » pour faire du secteur énergétique « le cœur du développement » du pays.

Avec cette feuille de route, Molendo Sakombi s’engage dans une bataille stratégique : transformer le potentiel colossal de la RDC en lumière concrète pour ses foyers, ses écoles, ses hôpitaux et son industrie. Ci-dessous, l’allocution du nouveau ministre des Ressources Hydrauliques et Electricité :

ALLOCUTION DE S.E.M MOLENDO SAKOMBI

Excellence Monsieur le Ministre des Ressources Hydrauliques et Electricité sortant :

Monsieur le Secrétaire Général ad Interim anx Ressources Hydrauliques et Electricité;

Mesdames et Messieurs les Directeurs de l’Administration du Ministère des Ressources Hydranliques et Eledricicé ;

Monsieur le Directeur Général de PANSER ;

Madame le Directeur Général de l’ARE :

Monsieur le Directeur Général de la SNEL. ;

Monsieur le Directeur Général de la REGIDESO :

Distingnés Coordonateurs et Secrétaires Permanents des structures du Secteur des Ressonnes Hydrauliques et Electricité ;

Mesdames et Monsieurs distingués invités :

Mesdames et Messieurs,

La tâche qui nous attend est immense, mais elle a une direction claire : la vision de notre Chef de l’État, le Président Felix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO. Je le salue et le remercie pour la très grande confiance qu’il m’a accordée en me nommant à la tête de ce ministère crucial des Ressources Hydrauliques et de l’Electricité.

Sous la direction de notre Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, notre action se concentrera sur une priorité essentielle autour du Plan d’Action Stratégique du Gouvernement : Garantir l’accès aux services sociaux de base, notamment l’électricité et l’eau.

Pour moi, en tant que ministre des Ressources hydrauliques et de l’Electricité, cela signifie une chose simple mais vitale : l’électricité et l’eau potable ne sont pas des biens de luxe. Ce sont le moteur de notre développement. Leur accès pour tous est un droit fondamental.

En ce qui concerne le secteur de l’électricité, notre pays a un grand défi à relever : un taux d’accès à l’électricité encore trop faible et un déficit énergétique criant pour son industrie, qui entravent notre développement économique et social. Pour y faire face, nous allons agir sur plusieurs fronts: produire plus d’énergie, moderniser nos réseaux, améliorer la gouvernance du secteur, promouvoir les énergies renouvelables.

* Produire plus d’énergie :

Nous devons absolument mobiliser les investissements pour augmenter notre capacité de production partout dans le pays. Qu’il s’agisse d’hydroélectricité, d’énergie solaire ou d’autres sources, chaque projet compte. Une attention particulière sera donnée pour redynamiser et achever mapidement les grands projets en cours comme Grand Katende, Kakobola, Tshopo 2 et Ruzizi 3.  Nous allons aussi lancer de nouveaux chantiers, en impliquant massivement le secteur privé. Et bien sûr, nous nous concentrerons sur le projet Inga 3, qui est porteur d’un immense espoir pour une énergie propre, abordable, et pour l’intégration de notre région.

* Moderniser nos réseaux :

C’est une étape cruciale pour que l’électricité produite arrive jusqu’à chaque

Congolais. Nous devons réhabiliter les réseaux existants et en construire de nouveaux, de façon planifiée.

* Améliorer la gouvernance du secteur :

Nous rendrons ce secteur plus transparent, plus efficace et plus juste pour les investisseurs privés, qui sont des partenaires essentiels. Partenaires essentiels parce qu’ainsi l’ont voulu la loi du 17 juin 2014 relative à l’électricité telle que modifiée à ce jour, et la loi du 31 décembre 2015 relative à l’eau. Elles l’ont voulu ainsi en raison de l’indéniable expertise du secteur privé dans ces domaines, et de son extraordinaire capacité à mobiliser les capitaux.  En raison aussi de ce que l’Etat ne peut pas tout faire tout seul. Pour cela, nous allons améliorer notre cadre réglementaire pour créer des conditions plus attractives. Les institutions chargées de mettre en œuvre ces actions seront renforcées pour que les résultats arrivent plus vite et plus facilement.

* Promouvoir les énergies renouvelables :

L’avenir passe aussi par des solutions locales, comme les mini-réscaux solaires.

C’est la meilleure façon d’atteindre les zones rurales et isolées, qui n’ont pas encore accès au réscau national.

Mesdames et Messieurs,

Toutes ces actions ne sont pas de simples promesses. Elles s’inscrivent notamment dans un programme ambitieux : le « Compact Énergétique de la RDC », qui a un objectif clair : tripler le taux d’accès à l’électricité actuel d’ici 2030. C’est une mission vitale, portée par le Président de la République et le gouvernement, que nous devons absolument réussir pour améliorer la vie de nos concitoyens et faire croitre notre économie.

Dans le secteur de l’eau, les défis sont tout aussi immenses. En milieu urbain, les deux tiers de la population n’ont pas accès à l’eau potable et cela se vit quotidiennement quand on observe comment la population, à Kinshasa comme dans les provinces, se déplace avec des bidons et divers récipients à la recherche de l’eau. En milieu rural, la situation est encore plus difficile.

C’est pour répondre à tous ces défis dans le secteur de l’électricité comme celui de l’eau que le Gouvernement a entrepris une vaste réforme de ces deux secteurs, concrétisée principalement par la loi relative à l’électricité et la loi relative à l’eau, auxquelles je venais de faire référence.

Ces lois ont notamment pour objectifs :

– De répondre à l’obligation constitutionnelle d’assurer, à tous les Congolais, l’accès à l’électricité et à une cau de qualité et en quantité suffisante ;

– De fixer les règles relatives aux responsabilités d’approvisionnement de la population en électricité et en cau potable en rapprochant les usagers des centres de décision à travers la décentralisation de la gestion des services publies de l’électricité et l’eau ;

* De rendre performant ces secteurs en RIC en les ouvrant à l’initiative privée et en permettant aux opérateurs desdits secteurs de travailler de manière efficace et dans des conditions convenables.

Mesdames et Messieurs,

Les lois sectorielles fixent le cadre général dans lequel évoluent tous les opérateurs, qu’ils soient publics ou privés. Les opérateurs publics, en l’occurrence la SNEL et la REGIDESO, sont appelés à se conformer à ce cadre et donc à connaitre, comme la loi l’a voulu, de profondes réformes de leur de leur organisation et de leur modèle économique.

Il me revient que, s’agissant de la SNEL, une note technique proposant au Gouvernement les options de sa réorganisation a déjà été préparée et transmise à mon ministère et à celui du Portefcuille pour une décision du Conseil des Ministres. Pour la REGIDESO, un plan de transformation est en cours d’élaboration et sera incessamment soumis à l’examen du Gouvernement.

Des contrats de performance ont également été conclus entre ces entreprises publiques et l’Etat, lesquels définissent les actions à mettre en œuvre, et les engagements de chaque partie dans la réalisation des objectifs d’amélioration de leur gouvernance, ainsi que de leurs performances.

Ma première action sera donc de mettre en place une feuille de route détaillée. Elle inclura un programme à court terme (6 mois) avec des actions à impacts visibles, et un programme à plus long terme pour la mise en œuvre d’autres solutions urgentes, La priorité sera de renforcer la distribution d’électricité et d’eau potable pour tous.

Particulièrement pour l’électricité, nous devons commencer à résorber dès maintenant et progressivement le déficit énergétique, estimé à 2.000 MW, de nos industries extractives, avant l’arrivée de la centrale Inga 3. Je m’engage à organiser une concertation dans ce sens avec mon collègue des Mines et les opérateurs de la profession minière, qui sera suivie d’une consultation des opérateurs privés du secteur de l’électricité, nationaux et étrangers.

En ce qui concerne le secteur de l’eau, nous allons nous atteler à rendre opérationnelles toutes les structures instituées par la loi, notamment l’Office Congolais des Eaux et l’Agence de Régulation du secteur de l’eau, en vue de permettre aux opérateurs de ce secteur de travailler dans des conditions normales.

Mesdames et Messieurs,

Maintenant, permettez-moi Monsieur le Ministre sortant de laisser parler mon cœur.

Cher Teddy Luamba Muba, les relations nouées sur le banc de l’école, dans Ia chaleur d’une classe ou d’une cour, sont celles qui résistent le mieux au temps, parce qu’elles se fondent sur l’admiration objective de l’autre. Le Gouvernement est une école, et le Conseil des ministres une classe. Tout au long ce mandat, tu étais mon voisin de gauche aux réunions du Conseil, comme si le destin savait et préparait déjà cette séance de remise et reprise, Nous avions pris l’habitude d’échanger sur les réformes de nos secteurs respectifs, et j’ai découvert un homme d’une grande intelligence, un passionné de son secteur et un serviteur zélé de la République. « Quand on admire une personne, on ne cherche pas à lui ressembler, mais à puiser dans son essence ce qui peut enrichir la nôtre », dit-on. Et moi, je t’admire. C’est pourquoi j’aimerais te dire que tu quittes ce ministère sans vraiment le quitter. Avec moi, tu resteras toujours dans cette grande maison de l’énergie, et nous bâtirons sur les fondations que tu as si habilement posées.

Je demeure convaincu que la vie te réserve d’autres opportunités pour servir le pays, et je te souhaite bonne chance.

Je ne peux terminer cette adresse sans me rapprocher du socle de ma vie, mon Dieu ; et Lui demander de me donner la force et la sagesse nécessaires pour relever ce nouveau challenge. Qu’ll demeure mon Guide et ma Lumière tout au long de ce mandat au Ministère des Ressources Hydrauliques et Electricité.

Je vous remercie.

Avec Sphynxrdc.com

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