L’opinion politique dans le Lualaba est dominée en ce début du dernier mois de l’année, par une résolution dernièrement votée par l’assemblée provinciale de ce poumon économique du pays, résolution consacrant un moratoire sur la déchéance du chef de l’exécutif provincial par motion de censure, motion de déchéance ou par pétition.
Cette résolution a déclenché des réactions et polémiques en chaine, polémiques allant jusqu’à insinuer que cela ressemble à une allégeance qui ne dit pas son nom de l’organe délibèrent envers la cheffe de l’exécutif provincial.
Réagissant à ces spéculations, 3 jours seulement après le vote de ladite résolution, le vice-président de l’assemblée provinciale qui était aussi le président de séance lors du vote de la résolution, l’honorable ARCHIMEDE KABEYA KALASA a, lors d’un point de presse tenu ce lundi 1 décembre à son cabinet, situé le contexte ayant concouru au vote de ladite résolution.
En effet, dira-t-il, cette résolution n’est pas une initiative isolée de la seule assemblée provinciale du Lualaba, elle découle d’une volonté du garant de la nation, volonté transmise par le biais du vice-premier ministre et ministre de l’intérieur.
Elle vise selon le chef de l’état, à maintenir la stabilité des institutions dans un pays où sa nord- est est en proie à la guère et que personne n’a intérêt à ajouter à la fragilité des institutions avec des motions de défiance, de censure ou des pétitions intempestives.
Pour attester le caractère national de cette résolution, dans la province de la MONGALA, la même a été adoptée sans problème et si dans le Lualaba elle fait polémique, c’est certainement du au leadership de cette province sur l’échiquier national.
Loin de constituer une quelconque allégeance de l’organe délibérant à l’exécutif provincial, l’assemblée provinciale continuera à assumer la plénitude de sesprérogatives régaliennes à travers les contrôles parlementaires, les redditions des comptes, les questions orales et autres. Ce qui est suspendu, ce sont les mécanismes susceptibles de conduire à une déstabilisation des institutions dans une période où la république a besoin d’un minimum de discipline, de cohésion et de stabilité.
VK (CP)


