Le ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté (EDU-NC) a réitéré, dans un communiqué officiel, que la gratuité de l’enseignement de base dans les écoles primaires publiques reste un principe « intangible, irréversible et non négociable ».
Dans un communiqué publié le 3 septembre 2025, la ministre de tutelle, Raissa Malu Dinanga rappelle aux responsables d’écoles publiques que « nul ne peut exiger le moindre frais aux parents d’élèves du primaire public », que ce soit pour des raisons pédagogiques, administratives ou logistiques. Toute tentative de le faire est considérée comme « une rançon injuste et anticonstitutionnelle ».
Le gouvernement congolais affirme continuer à s’acquitter de la totalité des frais de fonctionnement, des salaires et des primes liés à la gratuité, afin de protéger les familles et de garantir l’égalité d’accès à l’éducation sur l’ensemble du territoire.
Une gratuité menacée dans les zones occupées
Si la République démocratique du Congo a fait de la gratuité de l’enseignement de base une avancée historique et irréversible, ce droit est gravement remis en cause dans les territoires de l’Est encore sous occupation des rebelles de l’AFC/M23, supplétifs de l’armée rwandaise.
Le 30 août dernier, un soi-disant « gouverneur » du Nord-Kivu, imposé par ces groupes armés, a décrété le paiement obligatoire de frais scolaires allant jusqu’à 30.000 francs congolais par élève et par trimestre. Une mesure illégale et inhumaine qui plonge les familles dans un esclavage financier et bafoue le droit sacré des enfants à l’éducation.
Face à cette barbarie, l’État congolais est appelé à agir rapidement pour libérer les territoires occupés et mettre un terme aux souffrances imposées aux élèves et à leurs parents.
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