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RDC : A l’ANADEC, Godefroy Kizaba a laissé les cadavres dans les placards 

La République démocratique du Congo (RDC) ne peut en aucun cas, entretenir les mauvais gestionnaires au sein des institutions publiques. Dans cette optique, le Conseil d’administration de l’ANADEC ainsi que le ministre de l’Industrie se sont montrés rigoureux, face à Godefroy Kizaba (directeur général de l’ANADEC) qui s’est illustré par une mégestion qui n’a d’égal que son auteur. Godefroy Kizaba est ainsi suspendu de ses fonctions pour trois mois. Une information judiciaire risque même d’être ouverte à son encontre, compte tenu de la gravité des faits lui reprochés.

Le Directeur général de l’Agence nationale de développement de l’entrepreneuriat congolais (ANADEC), Godefroy Kizaba Amkampese a été suspendu de ses fonctions pour une durée de 3 mois. Une mesure qui intervient après que le Conseil d’administration de l’ANADEC (établissement public) a constaté des faits avérés de mégestion et autres fautes administratives.

Parmi les faits reprochés au directeur général suspendu, l’on note que Godefroy Kizaba s’est refusé jusqu’au jour de sa suspension, de payer la prime de la rentrée scolaires aux agents, pourtant validé par le Conseil d’administration et la tutelle. Entre temps, Godefroy s’est autorisé (sans prévision budgétaire validé par le Conseil d’administration) de dépenser dans la même période (entre novembre et décembre 2024), plus de 112.676, 74 USD pour des collations diverses à des commissions installées par lui pour réfléchir sur un manuel des procédures …  

L’arrêté pris par le ministre de l’Industrie et de Développement des petites et moyennes entreprises, et petites et moyennes industries, signé en date du 5 mars 2025 renseigne que Godefroy Kizaba est suspendu, à titre conservatoire pour une durée de 90 jours, de toutes ses fonctions de Directeur général de l’ANADEC. Le document indique en son article 3 que « le directeur général adjoint est chargé d’assurer l’intérim ».

Que des cadavres dans les placards

Certains spécialistes des finances publiques estiment que le ministre de tutelle ne pouvait s’arrêter à la suspension de Godefroy Kizaba, mais aussi à l’incarcération de ce dernier, compte tenu de la gravité des faits qui lui sont reprochés.

Quelques heures avant la décision du ministre de tutelle, le Conseil d’administration de l’ANADEC a décidé de retirer sa confiance à l’incriminé suite à des faits probants de mégestion et malversations financières dont les détails ont été actés dans le Procès-Verbal de la réunion dont la primeur a été réservée au ministre de tutelle pour des dispositions utiles. Le Conseil d’Administration avait décidé, au cours de la même réunion, de la mise en place du dispositif de contreseing du Directeur général adjoint pour toute opération bancaire. « Cette mesure déjà mise en place au Fogec sert à renforcer les dispositions d’engagement des fonds publics alloués à l’établissement, mais aussi le contrôle pour une gestion plus saine et rigoureuse », renseigne le Procès-Verbal de réunion du Conseil d’administration.

Le Conseil d’administration a fermement dénoncé ce mode de gestion qui, selon lui, ruine l’ANADEC. Ce qui a poussé les membres du Conseil d’administration à se désolidariser de cette « gestion calamiteuse », considérée comme une méthode de détournement de fonds via un système de rémunération d’une clientèle.

Quant à la question liée à la situation de la balance de trésorerie de l’ANADEC, Godefroy Kizaba a informé le Conseil d’administration que la trésorerie de l’ANADEC était quasi nulle.

Signalons qu’en deux mois, Godefroy Kizaba a engagé des dépenses de près de 700.000 USD en deux mois, pour des activités dont les autres cadres de l’établissement (son adjoint compris) n’ont souvenance.

Sur le plan administratif, le Conseil d’administration de l’ANADEC a renseigné que le directeur général s’est désorienté en commentant plusieurs fois le “Faux” en attribuant au Conseil d’administration des décisions qui n’ont « jamais été prises et inexistantes ».

Godefroy Kizaba, un récidiviste

Sur tous les autres dossiers liés à la dotation initiale, Godefroy Kizaba n’a pas été capable durant  48 heures, de produire les preuves de validation ainsi que les approbations de l’autorité de tutelle sur les dépenses engagées. « Tous les participants choqués, les délibérations se sont poursuivis jusque peu avant minuit. Une demande des mesures conservatoires avec suspension de 3 mois, a été entérinée ». Deux jours de réunions extrêmement intenses du Conseil d’administration ont suffi pour prendre des décisions utiles pour la survie de l’ANADEC.

Un communiqué émanant du service de communication du ministre de l’Industrie, Louis Watum Kabamba indique qu’après plusieurs rencontres entre le ministre, le Conseil d’administration et le directeur général de l’ANADEC destinées à dissiper les malentendus et à favoriser une coopération constructive pour le bien de la République, il a malheureusement été constaté la persistance d’une conduite préjudiciable à l’intérêt national de la part de Godefroy Kizaba.    

Signalons par ailleurs que quelques mois plus tôt, l’Inspection générale des finances avait initié un audit des fonds mis à la disposition de l’ANADEC. Les conclusions de l’audit ont renseigné d’importantes fautes de gestion dont le responsable n’est autre que le directeur général, Godefroy Kizaba. Les prochains jours risquent d’être fatidiques pour le directeur général de l’ANADEC nouvellement suspendu.

CHRONIK’ECO

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