Les occupants d’une partie du Nord-Kivu et d’une autre du Sud-Kivu ont bel et bien tué plusieurs personnes à Goma, à cause de leur barbarie. Pour Kinshasa, les pantins de Paul Kagame ainsi que les commanditaires doivent déjà bien penser à leur prochain séjour à la Haye pour des crimes imprescriptibles qu’ils ont commis dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC).
Quelques années après le détournement de plus de 300 millions de dollars américains destinés à l’achat des matériels électoraux pour la CENI, Corneille Nangaa et les siens signent un autre scandale. Avec l’appui de ses autres associés membres de l’axe du mal, sous le commandement du président rwandais Paul Kagame, Corneille Nangaa Yebeluo vient de signer un autre scandale du siècle : ils ont tué 939 Congolais à Goma depuis l’occupation de cette importante ville de la province du Nord-Kivu, riche en Coltan.
Selon les chiffres provisoires avancés par Kinshasa, à ce jour, 939 corps sans vies sont gardés dans les morgues de Goma. Selon le ministre de la Santé, Hygiène et Prévention, les statistiques fournies ne prennent en charge que les corps qui ont été identifiés par la Croix Rouge ainsi que par des membres de familles. La comptabilité macabre serait encore plus importante « si l’on comptait tous ceux qui sont tués par les occupants et dont les dépouilles sont dissimulées ».
En s’illustrant dans les tueries à travers la partie Est de la RDC, Corneille Nangaa et sa bande sont des candidats potentiels aux cellules de la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Ceci viendraient s’ajouter aux sanctions infligées au nouveau seigneur de guerre par les Etats-Unis d’Amérique pour détournement des milliers de dollars américains à la CENI. Corneille Nangaa (ex président de la CENI) est également victime des sanctions des Etats-Unis d’Amérique pour son rôle dans la catastrophe électorale de 2018, scrutin ayant conduit Félix Tshisekedi à tête de la République démocratique du Congo (RDC) pour son premier mandat.

En ce qui concerne les morts de Goma ( 939 tués) et autres crimes commis par la bande à Nangaa sous les ordres de Paul Kagame, Kinshasa annonce qu’il documente correctement chaque situation, de telle manière que le moment venu, la justice nationale comme la justice internationale puisse s’en charger.
« Nous avons 939 morts dans nos morgues et ça ne compte pas les gens que nous avons enterrés. Plus de 458 enterrements, juste en cinq jours. Cela montre que le carnage est largement au-dessus des 3 000 décès », a déclaré le docteur Samuel Kamba, ministre de la santé, Hygiène et Prévention, au cours d’une conférence de presse qu’il a animée dans son cabinet de travail.
Le ministre de la Santé a également annoncé la création d’un corridor humanitaire.
« Dans les structures, il y a aussi des blessés. Plus de 4.200 à ce jour, avec une pénurie de produits médicaux. D’où l’urgence d’un couloir humanitaire. Il passera donc par Nairobi et Kigali avant de rejoindre Goma, pour faire entrer des médicaments et du personnel de santé. Ce sont les mêmes qui travaillent tous les jours. Et donc, il y a de l’épuisement du personnel. La négociation maintenant, c’est comment envoyer nos médecins, nos infirmières pour qu’ils aillent travailler sur place dès lors que leur sécurité est garantie. Nous avons demandé qu’un couloir humanitaire aussi bien pour les intrants, les équipements que pour le personnel soit garanti. »
En ce qui concerne le couloir humanitaire, Samuel Roger Kamba a déclaré en conférence de presse qu’un accord avait été trouvé entre les organisations humanitaires et le Rwanda, pour acheminer de l’aide via Nairobi et Kigali. L’aéroport de Goma étant toujours impraticable après la prise contrôle de la ville par le M23 et l’armée rwandaise. Le ministre de la Santé est aussi revenu sur le bilan des affrontements.
« Il n’y a pas eu de discussions entre le M23 et le gouvernement. Ce sont les humanitaires et l’OMS qui ont mené les négociations », a précisé le ministre de la Santé.
CHRONIK’ECO