Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) maintient jusqu’à nouvel ordre, l’interdiction d’organiser les manifestations publiques sur toute l’étendue du territoire national. L’interdiction a été réitérée par le vice-premier ministre, ministre de l’Intérieur, Jacquemin Shabani, au cours d’un briefing presse co-organisé le lundi 3 février 2025 à Kinshasa avec son collègue de la Communication et médias, porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe.
Pour Jacquemin Shabani, il est important qu’en cette période où une partie du territoire national est sous occupation rwandaise, les populations vaquent à leurs occupations en toute quiétude. Pour ce faire, les forces de l’ordre y veillent nuit et jour. Le vice-ministre, ministre de l’Intérieur a renchéri que les mesures sécuritaires sont mises en place afin de barrer la route à tout celui ou à toute celle qui s’hasarderait à troubler l’ordre public.
Quant à la rumeur faisant état d’une journée « ville-morte » que se préparerait à organiser un groupe d’individus non autrement identifiés, le VPM de l’Intérieur rassure que l’Etat s’est bien organisé à barrer la route à tout instigateur de la ville-morte car celle-ci constitue une action négative et contre-productive.
« Depuis la journée du dimanche 02 février 2025, nous constatons, malheureusement, à travers les réseaux sociaux et les tracts, des appels à des manifestations qui ne vont pas l’ordre de la mobilisation pour soutenir l’action de nos FARDC et les Wazalendo sur terrain. Il est important que nous puissions échanger avec nos populations pour les mobiliser sur la nécessité de cette mobilisation et les types d’actions à mener pour mobiliser le pays tout entier à la protection de notre territoire.”, a déclaré Jacquemin Shabani.
Et d’ajouter : « Des actions négatives, des types ville morte, ne sont d’aucune importance dans ce que recherche le gouvernement de la République et le peuple congolais pour défendre notre territoire. Nous devons rester tous lucide, debout, mobiliser et sensibiliser pour venir en appui à nos FARDC qui sont sur terrain. Une action de ville morte est une action négative, qui est une action de boycottage. Nos compatriotes doivent comprendre que nous n’avons pas d’intérêt, nous congolais, à organiser un boycottage ou un sabotage pendant que le territoire de la République est menacé Et même occupé. Nous avons besoin d’avoir une économie qui produit pour pouvoir soutenir l’effort de guerre ».
CHRONIK’ECO