Quelques jours après l’occupation de la ville de Goma au Nord-Kivu par l’armée rwandaise, le nombre des morts ne fait qu’accroitre. On est passé de 773 à 2.000 morts, selon les chiffres communiqués par le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe.
Au cours d’un briefing presse co-animé le lundi 3 février 2025 avec son collègue de l’Intérieur et sécurité, Jacquemin Shabani, le ministre de la Communication et Médias, Porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe a annoncé que la barbarie rwandaise ayant occasionné le carnage dans la ville de Goma a coûté la vie à 2.000 personnes selon le bilan provisoire établi par les formations médicales de la contrée. Une situation jugée inacceptable et condamnée tant par l’opinion nationale qu’internationale.
« Les services du ministère de la Santé ont renseigné qu’il y a plus de 2.000 corps à enterrer. L’armée rwandaise maintient un climat de terreur à Goma, notamment en procédant à des enlèvements de jeunes pour les forcer à rejoindre des mouvements terroristes », a déploré le porte-parole du gouvernement.
Pour sa part, le vice-premier ministre, ministre de l’Intérieur, Jacquemin Shabani a renseigné que le bilan dont question ne tient pas compte de nombreuses personnes enterrées dans des fosses communes par l’armée rwandaise. Le nombre de blessés, a-t-il ajouté, est évalué à 2.880 individus depuis l’invasion rwandaise.
Dans un autre registre, le ministre de la Santé publique, Roger Samuel Kamba, a lancé une campagne pour la collecte de 5.000 poches de sang, jugé très important pour les forces de défense congolaises et autres victimes des blessures graves.
« Nous avons vu cette montée du nombre des blessés et nous avons envoyé des kits de traumatologie. Nous pensions renvoyer, mais nous n’avons pas pu le faire. Nous avons également lancé une campagne de collecte de sang. Je demande à tous les congolais de donner son sang. C’est une denrée très importante pour nos forces de défense. Ne pensez pas que si vous ne donnez pas, quelqu’un d’autre donnera à votre place. Quand vous donnez du sang, vous permettez à un militaire de repartir au front. Nous avons lancé cette campagne au Palais du peuple et au Centre de transfusion sanguine situé dans la commune de Bandalungwa, pour collecter au minimum 5.000 poches de sang. En trois jours, nous avons obtenu plus de 1.200 poches et donc, je remercie les congolais qui font cet effort-là », a déclaré le ministre de la Santé.
Il faut noter qu’à la suite de l’occupation rwandaise dans la parte Est de la RDC et en particulier au Nord-Kivu, la situation humanitaire est très préoccupante. Des hôpitaux sont débordés. Et depuis, les appels à la désescalade des violences se multiplient.
CHRONIK’ECO