La République démocratique du Congo (RDC) a un rôle à jouer dans l’approvisionnement du monde en minerais critiques. C’est le credo du vice-Premier ministre, ministre de l’Economie nationale de la RDC, Daniel Mukoko Samba, au 3ème Forum économique Public-Privé Afrique-Japon, tenu du 16 au 17 décembre 2024 à Abidjan (Côte d’Ivoire).
Organisé après trois ans, le Forum économique Public-Privé Afrique-Japon est devenu un véritable cadre d’échanges entre les entrepreneurs et investisseurs japonais et les pays africains.
Transmettant le message du gouvernement congolais, l’exposé de Daniel Mukoko Samba a porté sur « la connectivité et l’intégration ».
En cinq minutes, le vice-Premier ministre, ministre de l’Economie de la RDC a fait comprendre à l’auditoire que « la connectivité et l’intégration sont des thèmes extrêmement importants dans le cadre du développement des pays africains ». Ce professeur d’universités de haute facture a rappelé que ces deux thèmes sont au cœur de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, qui plaide pour une Afrique intégrée, physiquement et économiquement.
Daniel Mukoko samba a également porté la voix du président Congolais, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo à cette grande rencontre régionale. Le Vice-Premier ministre, Ministre de l’Economie Nationale a indiqué que la République Démocratique du Congo a un rôle crucial à jouer dans l’approvisionnement mondial en minerais critiques.
Pour illustrer l’importance de la connectivité et de l’intégration, Daniel Mukoko Samba a mis en avant le lancement, il y a quelques semaines, du corridor de Lobito, qui s’étend sur 1.300 kilomètres de voie ferrée, pour acheminer les produits miniers du Sud de la RDC (le cuivre et le cobalt et d’autres produits importants, mais aussi des produits miniers de la Zambie) vers le port angolais de Lobito. Pour lui, « c’est un bel exemple d’intégration entre trois pays africains, à savoir : l’Angola, la Zambie et la RDC ».
« Ces corridors de transport sont extrêmement importants, car il y a des cas similaires en GuinéeConakry et au centre de l’Afrique », a soutenu le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Economie Nationale. Seulement, a-t-il regretté le fait que le Japon ait beaucoup appuyé l’initiative des infrastructures de haute qualité en Afrique de l’Ouest et de l’Est, oubliant l’Afrique centrale dans ces initiatives », avant de souligner que « ces corridors africains sont importants, comme le corridor africain n°6 qui devrait relier la Nord-Ouest de la RDC au port de Kribi, au Cameroun, en passant par la République Centrafricaine ».
« Il n’est plus question, comme dans les années 60 et 70, d’extraire et d’exporter des produits bruts », a dit Daniel Mukoko Samba. « Il est également essentiel que ces corridors de transport se transforment en véritables corridors de développement ». Pour lui, des plateformes logistiques doivent être installées le long de ces corridors. Il a cité l’exemple de l’installation en cours, d’une Zone Economique Spéciale dédiée à la production de composants de batteries pour véhicules électriques entre la Zambie et la RDC.
Le ministre de l’Economie Nationale a aussi rappelé que sur le plan énergétique, la RDC possède également des atouts, notamment le gigantesque site d’Inga. Le projet Inga est l’un des projets prioritaires de l’Union africaine, et il est considéré comme un projet qui pourrait transformer systématiquement l’Afrique. « Nous saluons la coopération économique qui s’établit entre pays africains », a affirmé le VPM Mukoko Samba.
Pour illustrer ses propos, il cite en exemple la collaboration entre des entreprises marocaines, les gouvernements angolais et zambien, ainsi que celui de la République Démocratique du Congo, pour alimenter ce hub minier majeur situé au sud de la RDC.
« Sur le plan énergétique, la RDC possède également des atouts, notamment le gigantesque site d’Inga. Le projet Inga est l’un des projets prioritaires de l’Union africaine, et il est considéré comme un projet qui pourrait transformer systématiquement l’Afrique », a-t-il fait savoir.
L’homme d’Etat congolais a expliqué que « la mise en œuvre de ces plateformes de développement, qu’il s’agisse de transport ferroviaire, routier ou portuaire, ainsi que des plateformes énergétiques ou numériques, offre des opportunités dans le cadre des partenariats public-privé ». Pour lui, ces opportunités sont ouvertes aux entreprises du monde entier, y compris les entreprises japonaises.
KMO